Ah timimoun combien de fois j'ai rêve de dehambuler dans ton vieux ksar et ta palmeraie , de rafraîchir mes pieds dans l'eau de tes fougarras puis me prelasser sous l'ombre de tes palmiers , combien de fois j'ai rêve que je partageai le quoitidien de vous mes amis . il y'avait "moussa" je l'appelai l'artiste , il maniait le oud et le violon avec cette générosité et cette modestie si propre aux sudistes comme les nommaient certais , avec moussa j'ai appris à écouter , comprendre et apprécier les notes et mélopées de la musique orientale moi qui fut toujours adepte de la culture occidentale malheureusement , "boudjemaa' l'accompagnait à la derbouka sacré boudjemaa que dire sur lui un noir de race pure car à timimoun le respect des castes est toujours de vigueur mais çela ne choque que nous nordistes . il etait noir de peau mais avait le coeur plus pur et blanc que pas mal d'entre nous nordistes blanc de peau , ses yeux brillants racontaient le parcours des gens de sa race , son sourire enjoliveur et sa voix chaude de choeur resteront a jamais gravés dans ma mémoire .il y'avait aussi " si mohamed " l'erudit , le sage , çelui qui ne parle que pour vous enrichir de contes , legendes et histoire de ce havre de paix qu'est timimoun , encore un mon ami "el azzaz" son the et ses cachuetes étaient toujours présent au cours de ces soirées il me donnait toujours trois dattes pour ne pas irriter mon estomac fragile de citadine par le thé car le coutume veux que l'on doit en boire au minimum trois verres , il trouvait toujours une anectode a raconter j'en oublis surement d'autres j'espere qu'ils m'excuseront , c'etait çela une soirée chez l'habitant malgres le manque de moyens ils etaient heureux de recevoir et de faire partager leurs joies et leurs peine a tous je vous aime et vous me manquez terriblement.
tout a commencer il y'a quelques années, j'ai decouvert fortuitement cette ville grace à ma petite soeur qui devait y aller pour un exposé elle etait etudiante en architecture , feu mon pere avait refuser qu'elle parte seule me voila donc jouant le chaperon a 1300km d'alger.
en sortant de l'avion malgres la chaleur un etrange sentiment melé de mystere et de fascination m'a trouble au point ou je decidai sur place que je vivrai la dans ce coin perdu de l'algerie .
chose promise je debraquai quelques mois plus tard avec mes diplomes , ma volonté , un peu d'argent et beaucoup d'espoir .
